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Clos de Vougeot: géologie

mis en ligne novembre 2021

Le Clos de Vougeot est un nom majeur, voire mythique, au sein de la Côte de Nuits, pourtant il existe peu de documentation géologique pertinente et approfondie − expertise, étude ou autre − qui soit propre à son aire. Qu’à cela ne tienne, l’essai sur la conjoncture géologique du Clos que nous élaborons ci-bas résulte d’éléments relativement récents (±2008) que nous jugeons fort éclairants.

CONTENU:
1 ⇒ Carte géologique de Vosne-Romanée, des Grands Crus Echézeaux et Grands Echézeaux à l’échelle 1/10 000: une référence adjacente majeure
2 ⇒ Comprendre la formation ‘cône alluvial’ (ou ‘Cailloutis de cône’)
3 ⇒ Projection spatiale des cônes alluviaux des combes d’Orveau et de Vosne-Romanée
3.1 → Information révélatrice découlant de la géologie de Vosne-Romanée et Flagey-Echézeaux
3.2 → Exercice de projection des cônes alluviaux des combes d’Orveau et de Vosne-Romanée
4 ⇒ Une coupe géologique complémentaire
5 ⇒ Contexte géologique et physiographique du Clos de Vougeot: inusité ou pas
6 ⇒ Bibliographie

 

1 → Une carte géologique de Vosne-Romanée et des Grands Crus Echézeaux et Grands Echézeaux à l’échelle 1/10 000: une référence adjacente majeure

Cette carte géologique est tirée de ‘De l’intérêt de spatialiser les données pour une caractérisation des terroirs viticoles. Exemples des Côte-de-Nuits et Côte-de-Beaune‘, produite par Anne Combaud, Jean-Pierre Garcia, Christophe Petit, Romuald Pinguet, Clothilde Trehore, 2008:
Des missions de terrain ont alors été menées à l’échelle1/10 000 afin d’améliorer la résolution des cartes sur les communes de Vosne-Romanée et Flagey-Echezeaux.« 

À SAVOIR: Termes similaires à ‘Cailloutis de cône‘ sous la couleur jaune dans la légende: ‘cône alluvial‘ ou ‘cône de déjection’; description de cette formation à la suite.

Le périmètre en apparence ‘tronqué’ au haut à droite de la carte correspond à la moitié méridionale de l’aire du Clos de Vougeot.
La carte montre que les climats ceinturant le Clos de Vougeot à l’Ouest (aire du GC Grands Echézeaux et celle d’une grande partie du GC Echézeaux) et au Sud (lieu-dit ‘Quartiers de Nuits’ du GC Echézeaux et périmètre de Flagey-Echézeaux en AOC ‘Vosne-Romanée) sont géologiquement associés à une formation désignée sous ‘cailloutis de cône’ , équivalent de ‘cône alluvial’ ou ‘cône de déjection’ comme déjà mentionné. Nous démontrons à la suite que l’extension de cette couverture de ‘cailloutis de cône’ recouvre aussi une partie substantielle du Clos de Vougeot. L’exercice de projection apparait à la suite, au troisième volet.



2 ⇒ Comprendre la formation ‘cône alluvial’ (ou ‘Cailloutis de cône’)

Le long versant de La Côte (± 65 km de longueur) est entaillé de multiples combes, des vallées maintenant sèches pour la plupart. Aux époques périglaciaires, particulièrement lors de la dernière il y a une vingtaine de milliers d’années, depuis les amonts, des torrents d’eau printaniers générés par les fontes ont dévalé les talwegs de ces combes en charriant dans leur flot des matériaux de l’érosion, notamment ceux générés par la cryoclastie. La perte de puissance des torrents aux débouchés des combes sur La Côte a induit le délestage (déjection) des éléments charriés, constituant par récurrence annuelle des superpositions de masses d’alluvions en partie inférieure du versant et sur le piémont. Considérables, ces dépôts alluviaux superposés se présentent généralement en formes de lobe ou d’éventail, d’épaisseur variant de quelque dizaines de centimètres à quelques mètres selon les endroits du cône.
À chaque combe est associé un cône alluvial. Leur ampleur est tributaire, d’une part, de la quantité de matériaux drainés, laquellle est directement associé à l’ampleur du bassin versant rattaché à la combe et, d’autre part, à la vitesse du torrent, laquelle dépend particulièrement de la déclivité du
talweg dans lequel circule le flot.
Ainsi, d’ordre général, la superficie des cônes alluviaux liés au combes d’envergure moyenne − combe n’entaillant qu’une partie du versant − couvre de 0,5 à 0,75 kilomètre/carré. Les combes majeures, dont l’échancrure débute aux abords du plateau surmontant le versant, tel la combe Lavaux de Gevrey-Chambertin, couvre nettement plus de un kilomètre/carré.
Les sols engendrés par les cônes alluviaux sont des matrices limono-argileux amalgamant des cailloux, galets et pierres calcaires de toutes tailles. À toute fin utile, le système racinaire de la vigne ne se ramifie que dans cette matrice argilo-calaire, très propices à la viticulture.
Les cônes alluviaux appartiennent à la catégorie géologiqueformations superficielles‘.
Il importe de souligner qu’en géologie et pédologie actuelles, une formation superficielle constitue la ‘roche-mère‘ de son lieu, substituant ainsi à cette dénomination le substratum rocheux sous-jacent.

Cône de déjection selon Michel Campy, 2017

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Cône alluvial, ou cône de déjection expliqué par Françoise Vannier, géologue, spécialiste de La Côte.

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Cette illustration, produite depuis le géoportail de France, comporte les lignes de niveau et du coup les combes y apparaissent, bien découpées. Au bas apparaissent les combes de Vosne-Romanée (ou combe de Concoeur) et d’Orveau, celle-ci à gauche du cercle de couleur orange. Ces deux dernières sont de moyenne envergure, se comparant entre autres aux combes de Morey-Saint-Denis, Brochon et Fixin. La combe de Lavaux, laquelle débouche sur la commune Gevrey-Chambertin est magistrale.

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À la suite, la carte géologique couvrant Couchey, Fixin (quartiers de Fixey et Fixin) et Brochon, illustrant les nombreux cônes alluviaux (tramé en jaune pistaché) de ce secteur. Carte tirée du rapport ‘Caractérisation physiographique, géologique et pédologique du vignoble de Fixin et du nord de Brochon’ produit en 2017 par ADAMA. À chaque combe correspond un cône.

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À la suite, la carte de la géologie de l’aire de Gevrey-Chambertin, montrant le gigantesque cône alluvial associé à la combe de Lavaux. Carte tirée du rapport ‘Caractérisation physiographique, géologique et pédologique du vignoble de Fixin et du nord de Brochon’ produit en 2017 par ADAMA. La taille magistrale de ce cône, qui s’ouvre largement dans la plaine, à l’Est de la route Dijon-Beaue (D974), s’explique par l’envergure considérable du bassin versant de la combe Lavaux et du dénivelé de son talweg, de plus de 200 mètres, depuis le plateau des Hautes Côtes.



3 ⇒ Projection des cônes alluviaux des combes d’Orveau et de Vosne-Romanée

3.1 → Information révélatrice découlant de la géologie de Vosne-Romanée et Flagey-Echézeaux par Anne Combaud


CLIQUEZ SUR L’ILLUSTRATION POUR L’AGRANDIR.
Illustration constituant une superposition sur Google Earth de la carte géologique (échelle 1/10 000) de Vosne-Romanée et Flagey-Echézeaux, produite à l’échelle 1/10 000 par la géologue Anne Combaud en 2008.
Le grand périmètre tramé en jaune qui ceinture le Clos de Vougeot au Sud et à l’Ouest− périmètre couvrant un grand secteur de Vosne-Romanée au Sud du Clos et les Grands Crus Echézeaux et Grands Echézeaux à l’Ouest du Clos − correspond à la conjonction des cônes alluviaux associés respectivement aux combes  d’Orveau, laquelle débouche au dessus des Grands Crus Echézeaux, et de Vosne-Romanée (ou combe de Concoeur). Il est flagrant que ces cônes alluviaux se prolongent considérablement sur le Clos de Vougeot.

Les critères géographiques des cônes alluviaux:
√ À chaque combe de La Côte est associé un cône alluvial. Ce sont les combes de Concoeur (au dessus du vignoble de Vosne-Romanée) et d’Orveau (au dessus des Echézeaux) qui échouent au pied du versant et dont les cône alluviaux alors générés se déploient notamment sur l’aire du Clos de Vougeot.
√ La déjection de matériaux d’un cône alluvial débute avec la rupture de pente au débouché de la combe sur La Côte et s’amplifie graduellement sur le bas du versant et le piémont.
√ L‘ampleur d’un cône alluvial est particulièrement tributaire du bassin versant de la combe; un bassin versant constituant l’ensemble du territoire drainé par un cours d’eau.
√ Les formes des cônes alluviaux de La Côte sont quelque peu variables, bien que la forme conique, s’ouvrant vers la plaine, apparait être la plus courante.
√ Les combe d’Orveau et de Concoeur sont de moyenne envergure. La physiographie de celles-ci se comparent entre autres aux combes de Fixin, montrées ci-haut.

D’ordre général, la superficie des cônes alluviaux liés au combes d’envergure moyenne, couvrent respectivement de 0,5 à 0,75 kilomètre/carré.

3.2 → Projection spatiale des cônes alluviaux des combes d’Orveau et de Vosne-Romanée

Considérant:
• qu’une importante surface du Grand Crus Echézeaux (±20 ha), aussi celle du Grands Echézeaux (9,1 ha) et tout autant, voire très particulièrement, celle du Clos de Vougeot (51 ha) se logent directement dans l’étalement du cône de déjection associé à la combe d’Orveau;
• que de plus, l’étalement du cône de déjection associé à la combe de Concoeur, au dessus de Vosne-Romanée, couvre très certainement la partie Sud du Clos de Vougeot;

• sachant que la superficie d’un cône alluvial lié à une combe d’envergure moyenne couvre de 0,5 à 0,75 kilomètre/carré (50 à 75 hectares);

Il peut être ainsi convenu que le Clos de Vougeot est largement, voire très largement, associé à la formation géologique ‘cône alluvial’.

En 1896, dans son livre ‘Le Clos de Vougeot et son château: son histoire/sa vigne/son avenir’, Michel Provins fut manifestement parmi les premiers à faire un commentaire judicieux se rapportant au contexte de ‘cône alluvial’ du Clos de Vougeot:  « La couche arable a une profondeur de 40 à 50 centimètres; la presque totalité du sous-sol est formée d’un gravier assez gros et très perméable; lors donc qu’un savant agronome aurait procédé minutieusement à la formation géologique du terrain, pour le rendre au plus haut degré à la culture de la vigne, il ne l’aurait pas mieux dosé que celui du Clos. »

 

Ne manquant pas de désigner les formations rocheuses du sous-sol du Clos, le décret d’appellation de l’AOP ‘Clos de Vougeot’ aborde aussi la présence de cônes alluviaux qui recouvrent le substratum: « À Vougeot, le front de la Côte est constitué d’une série de calcaires du Bajocien et Bathonien (Jurassique moyen) dont le Calcaire de Comblanchien, particulièrement compact, forme l’ossature du relief. Un petit niveau de marnes (calcaires argileux) du Bajocien s’intercale dans la série calcaire, dans la partie basse du versant, et crée, dans la topographie, un léger replat. Le substrat géologique (sous-sol massif), masqué par des formations superficielles (‘cône alluvial’ est une ‘formation superficielle’), n’affleure pasSur l’ensemble du Clos, des épandages mêlent des éboulis à des argiles et limons, issus de l’altération du sous-sol et des reliefs sus-jacents, organisés en cône de déjection (synonyme de cône alluvial) dans la partie sud. La nature des épandages varie en fonction de leur position. Très pierreux et peu épais au sommet du Clos, ils sont plus argileux et plus épais, sur les Marnes de Bresse. .. (La suite traite plus spécifiquement de pédologie) Vaste et divers, le Clos de Vougeot est une tapisserie au petit point. Vers 255 mètres d’altitude, sa partie haute est en pente douce : sol peu profond (40 centimètres) de structure grenue avec des graviers en abondance sur la dalle du calcaire bajocien. Au milieu (vers 250 mètres) : un sol brun peu profond (45 centimètres) sur cailloutis calcaires, plus argileux. Partie basse (vers 240 mètres) : un sol brun plus profond (90 centimètres) sur un niveau marneux riche en argile et en limon fin. »

Toujours est-il …
… que le commentaire ‘la nature des épandages varie en fonction de leur position du décret d’appellation est fort pertinent. Un cône alluvial comporte des fractions différenciées au plan pédologique: différenciation des éléments qui le composent (rappel: matrices limono-argileux amalgamant des cailloux, galets et pierres calcaires de toutes tailles), de leur épaisseur et autres. Bref, si le Clos de Vougeot est largement unitaire au plan géologique, il est compartimenté au plan pédologique. Son terroir est nullement uniforme.
D’ailleurs, Jules Ouvrard propriétaire de 1818 à 1861 du Clos de Vougeot alors un monopole, n’a t-il pas écrit en 1860 dans une lettre destinée au comte de La Loyère, président du Comité d’Agriculture et de Viticulture de l’Arrondissement de Beaune: «Sans doute, toutes les parties n’en sont pas identiques, mais s’il était permis d’entrer dans cette voie, ce ne serait pas à deux divisions qu’il faudrait s’arrêter, mais à cinq ou six au moins …»

 



4 ⇒ Une coupe géologique intéressante

Le document ‘La double signification des clos monastiques sur la côte de Nuits (Bourgogne, France): étude archéologique et historique du Clos de Vougeot et d’autres clos cisterciens’ produit autour de 2008 par Jean-Pierre Garcia, professeur de géologie sédimentaire et de géoarchéologie à l’Université de Bourgogne à Dijon (JP Garcia est une sommité quant à la documentation actuelle de la Côte d’Or du vin, voire ‘la’ sommité) et Marion Foucher, chercheuse associée archéologie de la même institution universitaire contient une coupe géologique du Clos dans l’axe du château.

La coupe ci-haut, sans commentaire lui étant associé dans le document, indique que la formation géologique ‘cône alluvial quaternaire’ couvre près de 80% de l’extension Est-Ouest du Clos. Une projection de la carte géologique commentée dans les volets 1 et 3 de ce texte montre que la couverture sous ‘cône alluvial’ couvrirait 100% de l’axe de la coupe ci-haut.
Convenons que cette formation géologique est dominante sur l’aire du Clos de Vougeot.

La coupe ci-devant montre également que la pente du Clos se situe de façon générale entre 2% en partie basse et 5% en partie haute. Une déclivité de 2% est théoriquement faible dans un contexte de Grand Cru, notamment car elle peut entrainer de l’hydromorphie. En revanche, la pierrosité des cônes alluviaux est susceptible d’atténuer cette carence pédologique.

Jean-Pierre Garcia −chercheur de l’Université de Bourgogne qui coordonna le dossier scientifique d’inscription des Climats du vignoble de la Côte d’Or au Patrimoine Mondial de l’UNESCO − a donc participé aux deux ouvrages contenant les illustratons géologiques montrés dans ce texte. Celle-ci, une simple coupe, fut cependant produite subséquemment à l’ouvrage comportant la carte géologique de Vosne-Romanée et les Echézeaux, plus complet quant à la géologie. Ce qui explique certainement que sur la coupe le cône alluvial ne couvre que 80% de la longueur Est-Ouest du Clos.



5 ⇒ Contexte géologique et physiographique du Clos de Vougeot: inusité ou pas

Les contextes de cônes alluviaux se constatent-ils principalement sur les aires en AOP communales? Cela se vérifie sur les multiples secteurs déposés sur cônes alluviaux de l’AOP ‘Fixin’, sur l’immense secteur en AOP ‘Gevrey-Chambertin’ déposé sur le très considérable cône de déjection rattaché à la combe de Lavaux, de même que sur de multiples secteurs en piémont de toutes les autres communes de la Côte de Nuits.
Cependant, à Morey-Saint-Denis, le cône alluvial de la combe de l’endroit, logé bizarrement en forme de parasol réparti largement en partie inférieure du versant, accueille une très substantielle partie de l’aire en AOP Premier Cru (Les Milandes, Les Faconnières, Les Charrières, Clos des Ormes, La Riotte, Les Blanchards et Clos Sorbé).
À Chambolle-Musigny, de larges sections respectivement des Premiers Crus Les Feusselottes, à mi-pente, et de Les Charmes, bas de pente et piémont, reposent notamment sur des cônes alluviaux.
À Vosne-Romanée, une moitié du Premier Cru Les Suchots est sur un cône alluvial.
Il demeure que les Grands Crus sont majoritairement situés sur les parties hautes et moyennes du versant, en retrait des combes, à l’exception du Mazoyères-Chambertin, largement déposé sur le cône alluvial de la combe Grisard qui s’étire jusqu’aux abords de la plaine, aussi les Echezeaux et Grands Echézeaux selon l’étude géologique de Anne Combaud (voir partie … de cette couverture) et une grande partie, sinon la totalité, du Clos de Vougeot.
Bref, au plan physiographe, en s’étirant en faible pente du bas du versant jusqu’à l’orée de la plaine, soit jusqu’à la route D974 (Dijon-Beaune), les Grand Cru Clos de Vougeot et Mazoyères-Chambertin  sont des cas distinctifs.



6 ⇒ Bibliographie

Sources majeures:
Anne Combaud, Jean-Pierre Garcia, Christophe Petit, Romuald Pinguet, ‘De l’intérêt de spatialiser les données pour une caractérisation des terroirs viticoles. Exemples des Côte-de-Nuits et Côte-de-Beaune, 2008
Foucher Marion, Garcia Jean-Pierre,La double signification des clos monastiques sur la côte de Nuits (Bourgogne, France) : étude archéologique et historique du Clos de Vougeot et d’autres clos cisterciens, 2013
ADAMA Vanier Françoise et Chevigny Emmanuel,
rapports de géologie de vignobles (Fixin, Gevrey-Chambertin, Morey-Saint-Denis et Chambolle-Musigny) de la Côte de Nuit, sous ‘Caractérisation physiographique, géologique et pédologique du vignoble de …’, produit entre 2010 et 2019.

Sources particulièrement pertinentes:
Provins Michel, ‘Le Clos de Vougeot et son château‘, 1896
Cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée ‘Clos de Vougeot’

Sources complémentaires:
Voir: ‘La Côte d’Or: jeu d’info de base