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Principaux exploitants et focus vignerons

PRINCIPAUX EXPLOITANTS
(Malgré notre souci d’exactitude, cette nomenclature comporte certainement des erreurs et des omissions. Prière de nous communiquer celles et ceux que vous constatez ici)
Ardhuy
(Corgoloin): Renardes,  Clos du Roi, Pougets et Hautes-Mourottes
Thibaut Liger-Bélair  (Nuits-St-Georges): Renardes
Arnoux
(Chorey-les-Beaune): Rognet (,035 ha)
Bertagna
(Vougeot): Grandes Lolières
Bonneau du Martray
(Pernand-Vergelesses): Le Charlemagne (1,5 ha)
Bouchard Père et Fils
(Beaune): Le Corton (4 ha)
Bouzereau Gruere
(Meursault): Bressandes (0,3 ha)
Gilles Buisson
(St-Aubin): Le Rognet (0,35 ha)
Hospices de Beaune
(Beaune): 6,45 ha (cuvées Docteur Peste et Charlotte Dumay / Bressandes (1,9 ha), Chaumes (1,1 ha), Fiètres (0,4 ha), Grèves (0,1 ha), Renardes (1,5 ha) et Clos du Roi (0,85 ha).
Cachat-Ocquidant
(Ladoix): Clos de Vergennes (1,5 ha)
Capitain-Gagnerot
(Ladoix): 2,2 ha, Renardes (0,3 ha), Grandes Lolières (0,8 ha), Hautes-Mourottes (0,1 ha), Moutottes (0,85 ha) et Toppe au Vert (0,1 ha)
Chandon de Briailles
(Savigny-les-Beaune): 2,6 ha: Bressandes (1,75 ha), Clos du Roi (0,45 ha) et Maréchaudes (0,4 ha)
Chapuis
(Aloxe-Corton): 3,15 ha (Chaumes (0,6 ha), Perrières (1,0 ha) et Languettes (0,85 ha)
Bruno Clavelier
(Vosne-Romanée): Le Rognet (0,35 ha)
Bruno Colin
(Aloxe-Corton): Renardes
Edmond Cornu
(Ladoix)
: Bressandes (0,55 ha)
Croix Domaine des (Beaune)
: La Vigne au Saint, Les Grèves
Marius Delarche
(Pernand-Vergelesses): Les Renardes (1,6 ha) et Le Corton
Doudet-Naudin
(Savigny-les-Beaune): Maréchaudes (0,5 ha)
Joseph Drouhin
(Beaune): Bresandes (0,25 ha)
Faiveley (
Nuits-St-Georges): 3,0 ha sur Clos des Corton Faiveley
Follin-Arbele
t (Aloxe-Corton): Bressandes, Le Charlemagne
Denis
(Pernand-Vergelesses): Paulands
Dubreuil-Fontaine
(Pernand-Vergelesses): 2,35 ha Bressandes (0,7 ha), Perrières (0,6 ha) et Clos du Roi (1,0 ha)
Dupont-Tisserandot
(Gevrey-Chambertin): Le Rognet
Jacob
(Ladoix): Carrières
Louis Jadot
(Beaune): 1,75 ha (Pougets (1,55 ha) et Chaumes (0,2 ha)
Michel Juillot
(Mercurey): Perrières
Michel Gaunoux
(Pommard): Les Renardes (1,00 ha)
Genot-Boulanger
(Meursault): Les Combes
Christian Gros
(Premeaux-Prissey): Renardes
Pierre Guillemot
(Savigny-les-Beaune): Rognet
Antonin Guyon
(Savigny-les-Beaune):
1,95 ha: Bressandes (0,85 ha), Chaumes (0,25 ha), Renardes (0,2 ha) et Clos du Roi (0,55 ha)
Laleure-Piot (Pernand-Vergelleses): 0,55 ha (Bressandes et Rognet)
Leroy
(Meursault): Bresandes (0,5 ha)
Louis Latour (Aloxe-Corton): 17,65 ha (Bressandes, Chaumes, Clos Roi, Combes, Le Corton, Grèves, Languette, Perrrières, Pougets, Renardes,Vigne au Saint)
Maillard (Chorey-les-Beaune): Renardes (1,5 ha)
Jean-Pierre Maldant (Ladoix): Maréchaudes et Grandes Lolières
Maldant-Pauvelot (Chorey-les-Beaune): Renardes (0,35 ha)
Michel Mallard (Ladoix): 1,3 ha (Renardes (0,65 ha), Maréchaudes (0,35 ha) et Rognet (0,3 ha)
Méo-Camuzet (Vosne-Romanée): Clos Rognet (0,45 ha), Perrières (0,7 ha) et Vigne au Saint (0,2 ha)
Meneveaux (Aloxe-Corton): Perrières et Bressandes
Michel Mallard (Ladoix): 1,3 ha (Renardes (0,65 ha), Maréchaudes (0,35 ha) et Rognet (0,3 ha)
Maratray-Dubreuil (Ladoix): … (Bresandes (0,7 ha), Grandes Lolières (0,1 ha) et Clos du Roi ( … Ha)
De Montille (Meursault): Clos du Roi (0,4 ha)
André Nudand (Ladoix): Bressandes (0,6 ha)
Pavelot (Pernand-Vergelesses): Le Corton 0,3 ha
Picard Michel (Chassagne-Montrachet): Clos des Fiètres (0,6 ha)
Ponsot (Morey-St-Denis): Bressandes
Louis Prin (Ladoix): Bressandes (0,45 ha)
Pousse d’Or (Volnay): 1,6 ha (Bressandes (0,5 ha), Clos du Roi (1,15 ha)
Prince de Mérode (exploité par le Domaine de la Romanée Conti, Vosne-Romanée): 3,8 ha (Bressandes (1,2 ha), Maréchaudes (1,5 ha), Renardes (0,5 ha) et Clos du Roi (0,6 ha)
Rapet Vincent (Pernand-Vergelesses): 1,25 ha (Pougets et Perrières)
Gaston Ravaut (Ladoix): 0,8 ha (Bressandes (0,4 ha) et Hautes Mourottes (0,4 ha)
Comte Senard (Aloxe-Corton): 3,7 ha (Bressandes (0,6 ha), Clos des Meix (1,6 ha), Paulands (0,8 ha) et Clos du Roi (0,65 ha)
Taupenot-Merme (Morey-St-Denis): Rognet
Tollot-Beaut (Chorey-les-Beaune): 1,5 ha (Bressandes (09 ha), Combes (0,3 ha) et Le Corton (0,25 ha)
Michel Voarick (Aloxe-Corton): 2,4 ha (Bressandes, Clos du Roi, Le Corton, Languettes, Renardes)
Vougeraie de la (Premeaux-Prissey): Clos du Roi (0,5 ha)

FOCUS VIGNERONS:
La sélection de vignerons de ce ‘focus’ jette une lumière sur quelques domaines qui, présentement, participent à la notoriété de Corton par leur souci de produire des vins exprimant le plein potentiel des Cortons rouges.

Jean-Nicolas Méo, Domaine Méo-Camuzet
(Le Rognet, Les Perrières et La Vigne au Saint)

Jayer-Jean-NicolasJean-Nicolas Méo du Domaine Méo-Camuzet et Henri Jayer qui fut l’un des trois métayers du Domaine Méo-Camuzet avant la prise en charge du vignoble familial par Jean-Nicolas Méo. En arrière-plan, le Clos de Vougeot, qui a appartenu au début du 20e siècle au fondateur du domaine, Étienne Camuzet.

Le Domaine Méo-Camuzet a acquis en 2009 la parcelle de Perrières et une partie de la parcelle de La Vigne au Saint qui appartenaient auparavant à l’ex domaine Jean-Claude Belland. Méo-Camuzet possédait déjà le Clos Le Rognet dans la partie inférieure du climat Le Rognet de Ladoix. Nul doute que la présence accrue de ce prestigieux domaine sur le GC Corton agira sur la notoriété de celui-ci.
Le Domaine a une histoire assez singulière. Son fondateur, Étienne Camuzet (1867-1946), désigné par monocepage.com parmi les ‘dix héros’ de l’histoire du vignoble de Bourgogne, fut maire de Vosne-Romanée et aussi député du département de la Côte d’Or pendant trente ans, de 1902 à 1932. Légué après son décès à sa fille unique Marie Noirot qui n’eut pas d’enfant, le domaine fut transmis ensuite à son neveu Jean Méo, père de Jean-Nicolas Méo actuellement en charge de la propriété. Jean Méo travaillant alors à Paris au cabinet du Président Charles de Gaulle, les vignes furent confiées à trois métayers, dont Henri Jayer (1922-2006) qui devint un des grands personnages de l’histoire récente de la Bourgogne. Bref, le domaine a des marques glorieuses. Jean-Nicolas Méo a entre autres étudié l’économie à l’Université de Pennsylvanie et fait une formation de technicien œnologue à Dijon. Henri Jayer fut son guide ‘sur le terrain’; le millésime 1989 ayant été élaboré directement sous les instructions du grand maître. Jean-Nicolas et son chef de culture Christian Faurois prirent la relève pour les millésimes suivants, Henri demeurant consultant.

Le domaine comprend 14,5 hectares, dont près de cinq en GC, incluant près de trois hectares en Clos de Vougeot et des parcelles de Richebourg, Grands Échezeaux, Corton-Le Rognet, Corton-Les Perrières et Corton-Vigne au Saint. Le patrimoine de vieilles vignes est important. La vente en direct débuta au domaine en 1983. Le dernier métayer de la propriété est parti à la retraite en 2008 et depuis Jean-Nicolas Méo exploite lui-même tout le vignoble. Depuis 1999, le nom Méo-Camuzet est aussi celui d’une activité de négoce.

Le site internet du domaine est riche d’informations; celles sur l’histoire du domaine et la conception des vins sont très soignées. Le descriptif, de ‘A à Z’, des pratiques viticoles y est particulièrement intéressant. En résumé sur quelques pratiques du domaine: travail des sols, gestion des vignes axée sur des rendements de ±25/20 hl/ha pour les GC et de ±35 hl/ha pour les Premiers Crus, pratique de la culture biologique, vendanges à la main, tris systématiques des raisins et refroidissement du moût pendant trois à cinq jours. La fermentation à froid « vise surtout l’exaltation du fruité et le gain de glycérol » pour Jean-Nicolas Méo. La vinification qui démarre par l’action des levures indigènes fait appel à des remontages jusqu’à l’atteinte d’une densité approximative de 1000 (g/litre), puis à des pigeages pendant les 4 à 5 derniers jours de la fermentation alcoolique. L’usage de fûts neufs est assez élevé, variant de 50% pour les villages à 100% pour les GC. Si assez classique, l’élevage de près de 18 mois est mené avec un soin réfléchi. Mise en bouteille sans collage ni filtration.
Les vins du millésime 2014 goûtés en novembre 2015,  étaient des prélèvements sur fûts. Corton-Vigne au Saint: parfum franc qui ‘cortonne’ par son trait de ronce et son fruité noir prononcé, bouche vive, minérale, peu massif/sans maigreur, finesse, rappel aromatique, longueur appuyée sur la viscosité du vin. Niveau de GC. / Corton-Perrières: des arômes de fruits noirs sauvages, nez moins subtil que le Vigne au Saint, grand corps sans lourdeur, texture sirupeuse à ce stade. Plus strict.  /  Clos Rognet: parfum discret mais noble, vin volumineux, grande onctuosité.


Lorraine Senard-Pereira, Domaine du Comte Senard
(Le Clos du Roi, Les Bressandes, Clos des Meix, Les Paulands et Les Perrières (2016))

IMG_0320Lorraine Senard-Pereira dans la caveau enfoui du 15e siècle de la propriété du Comte Senard à Aloxe-Corton. IMG_0368L’allée de l’hôtel de ville d’Aloxe-Corton porte les noms de deux célèbres personnages locaux du 19e siècle.
Quand le choix d’un seul nom est un dilemme!

Le Domaine fut créé en 1857 par le Comte Jules Senard et les générations suivantes ont pérennisé ses activités viticoles jusqu’à ce jour.
À la retraite depuis peu, Philippe Senard a dirigé la propriété familiale pendent une trentaine d’années et c’est sa fille Lorraine qui depuis 2005 prend graduellement le relais de la gestion des vignes et du chai, avec l’inexorable changement de style que comporte aujourd’hui tout transfert de flambeau. Sa formation en marketing et relations public à l’ISEQ de Lyon a été suivie de stages chez Meerlust Wine Estate en Afrique du Sud et Drouhin en Orégon. Son intérêt pour la viticulture s’est épanoui au contact de Véronique Drouhin, « mon mentor » souligne Lorraine Senard.
Son père Philippe Senard étant malade au moment des vendanges en 2005, en relève à ce dernier, elle eut à plonger dans les cuves de vinification. Depuis, selon un cheminement évolutif, elle a modifié le travail aux vignes, sans désherbants depuis 2007.  Lorraine Senard applique aux vignes une méthode qui évolue progressivement depuis 2009 vers une culture bio, « mais non systématique, le cheminement requiert, de ma part, une compréhension »; « on réfléchit présentement à la traction par cheval pour les vieilles vignes du Clos des Meix ». Les vignes des GC sont taillées sur des baguettes plus longes, de 5 à 7 cm, pour mieux espacés les six raisins destinés à apporter un rendement de 32/35 hl/ha en année normale. Cet objectif traduit la volonté de produire dorénavant de vins plus profonds. La durée des pré-fermentaires à froid est déterminée « de façon intuitive » selon l’état des raisins à l’entrée au chai, nouvellement aménagé en 2012 à Ladoix, à moins de deux kilomètres de la propriété. La cuvaison débute généralement par quatre pigeages aux premiers jours. La suite, pigeages et remontages, est déterminée quotidiennement en équipe après dégustation. Une attention est accordée aux pressurages des moûts, « des pressurages très doux », pour éviter impérativement la captation de tanins rustiques. Le passage en fûts achetés auprès de quatre fournisseurs est de l’ordre de 15 mois.
Aux quatre cuvées de GC réalisées de longue date, Clos du Roi, Les Bressandes, Clos des Meix (Monopole) et Les Paulands (vignes de 89 ans en 2015), s’est ajouté en 2015 la gestion d’une parcelle de Perrières et s’ajoutera une parcelle de Renardes en 2016, en fermage pour les deux dernières. Ainsi, le Domaine proposera la gamme nettement la plus large de GC  Cortons rouges.


David Croix, Domaine des Croix
(Les Grèves et La Vigne au Saint)

IMG_0337David Croix au Domaine des Croix (octobre 2015)

Bien qu’il soit originaire de Montlouis en Touraine, David Croix n’a pas de racines vigneronnes. Son père avait et a encore une cave à vins d’amateurs, surtout pour les moments de convivialité. Il a obtenu son diplôme d’œnologie à l’Université de Dijon en 2001. De là, il fit un bond vers Beaune pour entreprendre son parcours de vigneron chez le négociant-éleveur Camille Giroud. Aujourd’hui (2016) il dirige cette maison pour une dernière année, puisqu’à compter de 2017 il œuvrera au Domaine Roulot de Meursault. De plus, depuis 2005 il est aux commandes du Domaine des Croix, qui est l’ancien Domaine Roger Duchet, aussi basé à Beaune. Il a réalisé des restructurations chez CG et au Domaine des Croix.

Pratique informelle de la culture biologique depuis 2008 au Domaine des Croix. Taille des vignes réalisée selon le système Guyot-Poussard (favorise le flux de sève). Gestion du vignoble en vue d’obtenir des rendements de 30/35 hl/ha pour les Premiers Crus (Les Boutières) et ±25 hl/ha pour les Grands Crus. Vendanges manuelles. Approche au chai selon « quelques grandes lignes, sans artifices de vinification, sans livre de recettes ». Pré-fermentaire à froid effectuée surtout pour un motif de ‘logistique’ (surtout gérer les vendanges). Vinification partielle en vendanges entières selon le cru et le millésime (« pour la fraîcheur, le floral et la tension apportés »).  Exclusion de levure commerciale au Domaine des Croix. Mix de remontages (« pour élancer les vins« ) et de pigeages (« apport de plénitude et chair »). Saupoudrage de sucre en fin de cuvaison si requis pour allonger les vinifications. Ajout partiel du vin de presse. Élevage de 14/18 mois en fûts, dont une proportion de 15/20% en pièces neuves. David Croix est mobilisé par l’emploi minimaliste du souffre, emploi dicté par la dégustation, strictement après la malo. Deux passage en cuves sur une période de deux à trois mois pour soustraire les lies avant les mises en bouteilles.

Doué, il parvient à apporter à ses vins, en plus de l’équilibre, l’attribut qu’il veut leur conférer le plus, de la texture. Jeunes, les vins ont un trait boisé charmeur qui participe avantageusement au schéma aromatique des vins. Les corps sont volumineux sans lourdeur. Depuis 2009, il exploite sur Corton les parcelles de La Vigne au Saint et Les Grèves détenues autrefois par l’ex domaine Jean-Claude Belland.


Franck Follin-Arbelet, Domaine Follin-Arbelet
(Corton ‘tout court’ et Corton-Bressandes)

IMG_0350Dans sa cave souterraine, Franck Follin-Arbelet est appuyé sur une colonne assez fascinante. Le ‘menhir’ y a été déposé là où convergent les lignes magnétiques de la cave. Incrédule vous êtes par ce positionnement déterminé par un sourcier, sollicité en raison de l’humidité élevée de la cave? Sachez que le lierre bien vert, presque incandescent, surgit de l’extérieur par une mince fissure dans le mur de pierre et croît à la noirceur quasi constante de la cave!

Au 19e siècle, la famille Arbelet détenait un bon patrimoine de vignes qui étaient exploitées en fermage par des tiers. Le nom Arbelet a été adjoint par son grand-père, en souvenir de la mère de ce dernier. Les vignes initiales furent morcelées au fil des successions, d’ailleurs son grand-père vendit sa part à son tour en conservant toutefois la maison sous laquelle est présentement située la cave d’élevage du domaine. Franck ne naît donc pas dans les treilles. Son père étant militaire, il naît au Maroc et il le suit dans ses missions hors de France. Il revient toutefois annuellement à la résidence familiale d’Aloxe-Corton pour les vacances estivales. Dès l’âge de 14 ans il travaille ponctuellement pour la maison Latour. Là est la source de son attrait pour la vigne, qui ne se potentialise davantage que quelques années plus tard quand il épouse une fille du village dont le père détient deux hectares de vignes, entre autres sur le Premier Cru ‘Clos du Chapitre’. Si sa vocation de vigneron n’est certainement pas pleinement éveillée par la perspective de gérer éventuellement ‘deux’ hectares de vignes, elle est toutefois attisée par le contact avec le milieu que lui procure son beau-père, régisseur aux Hospices de Beaune. Toujours est-il que Franck devient ingénieur-géologue et qu’il travaille pour le Génie Civil avant d’entreprendre son volte-face vers les vignes en poursuivant d’abord une formation viticole pour adultes au Lycée de Beaune. Entre 1988 et 1993, il partage son temps de travail entre une fonction de chef de culture au domaine Voarick et une activité de tâcheron pour son beau-père. Par son intérêt et sa détermination, il tisse des liens qui lui permettent par la suite de prendre en charge d’autres vignes des finages d’Aloxe et de Pernand. Faut-il vous dire que l’homme est un battant.
Aujourd’hui, le vignoble sous sa responsabilisé couvre cinq hectares en propriété et en fermage, sur huit appellations, entre autres deux Cortons rouges, un issu de vignes du climat En Charlemagne, donc soumis à l’interdiction de mention du climat, et l’autre provenant des Bressandes; aussi un Corton-Charlemagne et un peu de Romanée-St-Vivant de Vosne.

Les vignes ne sont plus désherbées chimiquement depuis longtemps. Elles sont labourées et une culture adaptée à l’approche bio est pratiquée. La fermentation à froid du moût en cuves de bois à 15-17pendant trois ou quatre jours relève davantage du processus d’enclenchement graduel de la fermentation, sans levurage, que de l’idée d’en obtenir une extraction de couleur du jus ou tout autre attribut. Au fil du temps, l’extraction est devenue de moins en moins interventionniste, avec entre autres très peu de pigeages. Un seul soutirage est effectué avant les vendanges suivantes, puis les vins sont assemblés et remis en fûts pendant six mois. Mise en bouteilles précédée parfois d’un collage pour les blancs, toutefois sans filtration.

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