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Cône alluvial (ou cône de déjection)

La description à la suite s’applique particulièrement à la région viticole de la Côte d’Or.

À l’époque périglaciaire, depuis les hauteurs des plateaux calcaires de l’arrière-pays de La Côte (Côte d’Or), les torrents d’eau issus des fontes printanières ont dévalé les axes des combes − ces ‘axes’ étaient des failles transversales à La Côte qui ont été ébréchées au fil du temps par lesdits flots  −  arrachant et charriant dans leur courant des matériaux rocheux de toutes tailles. La perte de puissance des flots aux débouchés des combes sur La Côte a amené le délestage, l’abandon − en forme de lobes se superposant année après année, jusqu’à cinq mètres de hauteur au total − des éléments charriés et créé du coup les cônes alluviaux; lesquels appartiennent au groupe de roches-mères nommées ‘formations superficielles’(♦). Les cônes alluviaux du territoire de Fixin sont riches en galets et en pierres calcaires, surtout issus du Calcaire de Comblanchien.

(♦) Des ‘formations superficielles‘, généralement de plus d’un mètre d’épaisseur, nappent le substratum en maints endroits sur le piémont de La Côte. Les ‘cônes alluviaux’ et les ‘grèzes litées’ (présence marginale sur Fixin, voir la légende de la carte géologique) sont entre autres des ‘formations superficielles’. Celles-ci constituent alors la ‘roche-mère‘ pour les géologues et les pédologues.

Cône de déjection selon Campy, 2017

Cône alluvial, ou cône de déjection expliqué par Françoise Vannier, géologue, spécialiste de La Côte.