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Laurent Ponsot, inclassable

Intro

Ce qui suit n’est pas un profil complaisant de Laurent Ponsot. Celui-ci n’a pas besoin qu’on le maquille pour le mettre en scène. Le texte est un croquis en trois volets du vigneron, indissociable de l’homme. Il est documenté: de notre échange de près deux heures avec Laurent Ponsot le 26 avril 2016, d’une autre rencontre que nous avions eue avec lui il y a près de dix ans, du reportage ‘Rudy Kurniawan, l’escroc aux Grands Crus’ et de compléments de recherches. Quelques aspects de ce texte sont aussi alimentés par le distinctif site internet du Domaine Ponsot.
Pour davantage d’informations sur Laurent Ponsot et le Domaine Ponsot, consultez notamment le texte de Burgundy Report qui, bien qu’écrit il y a plusieurs années, est encore fort actuel.

À la suite:

  • Sur Laurent Ponsot
  • Volet I: Le parcours étonnant pour contrer une arnaque
  • Volet II: L’homologation (aussi étonnante) du cépage aligoté dans le Premier Cru ‘Monts Luisants
  • Volet III:  L’élevage de tous les vins du domaine en pièces de plusieurs vins

Sur Laurent Ponsot

Laurent Ponsot quitte le Domaine Ponsot de Morey-St-Denis prochainement. « Après trente-six millésimes, je quitte le Domaine Ponsot dans quelques semaines. La roue tourne. » Laurent Ponsot, via un courrier électronique du 28 février 2017.

Vu l’envergure du patrimoine de vignes du Domaine Ponsot, il suffisait que les vins soient très bons pour procurer une notoriété à Laurent Ponsot. Il a certes réalisé des vins remarquables, mais c’est peut-être davantage, au moins tout autant, par des pratiques, des convictions et des implications, bref des actions distinctives, qu’il est connu sur La Côte et des amateurs de vins. On le verra, les certitudes et les missions de Laurent Ponsot sont animées par des attributs exceptionnels, entre autres, d’assurance, de ténacité, de dévouement, d’originalité et de courage. À travers les trois facettes que nous évoquons à la suite, il apparait que ‘faire valoir’ a préséance sur ‘se faire valoir’ pour Laurent Ponsot. Ceci dit, il n’en dégage pas moins de la superbe.
Il est né en 1954. Bien que la perspective d’une carrière de vigneron l’anime dès sa jeunesse, il prend des détours avant d’y parvenir. Il poursuit d’abord des études en commerce à Nice et en restauration en Suisse; pays qu’il apprécie et dont il a conservé l’usage de ‘septante’ et ‘nonante’. Une période de sa jeunesse est inspirée de la tendance hippie; d’ailleurs il séjourne alors un temps Montréal, une des destinations obligées de cette vogue. Jeune adulte, il est brièvement propriétaire d’une agence de voyage à Paris, spécialisée dans les excursions à thèmes. Il retourne sur La Côte pour mener une formation d’œnologue à Dijon en 1981, puis il se joint au domaine. Il effectue sa première vinification en 1983. La relation avec son père est difficile; les deux ont des têtes de patrons. Il prend la relève de la direction du domaine.
Il importe de parler de son grand-père Hyppolite Ponsot, son modèle, un docteur en droit qui fut diplomate : « je (Laurent Ponsot) suis tellement admiratif de ce qu’a fait mon grand-père … beaucoup d’inspirations me viennent de lui. » Il voue donc un grand respect à celui-ci qui, entre autres, a été un ‘metteur en scène’ (animateur dans les coulisses), un instigateur, lors de l’épopée de la mise en place des AOC; Sem d’Angerville ayant alors été un ‘acteur principal’ et Henri Gouges un des ‘acteurs de soutien’. De son grand-père il a certainement adopté l’élégance. Ils ne sont pas nombreux les vignerons de La Côte à généralement poser en complet, n’est-ce pas!

Lauren Ponsot, avril 2016. Hippolyte Ponsot en 1920. Grand-père de Laurent Ponsot.

On le verra à la suite, Laurent Ponsot est loyal aux rudiments d’antan. Même si la mémoire d’autrefois lui procure définitivement des repères, il n’est en pas moins un individu contemporain. Il est curieux de technologies et il adopte, ou il adapte, promptement des procédés novateurs pour le chai; il a d’ailleurs déjà fait de la programmation en langage cobol. Le site du domaine comprend une rubrique nommée ‘Innovations’ qui est un calendrier de celles appliquées par le Domaine au fil des années.
Le terroir a un sens puissant chez Laurent Ponsot. Ce n’est pas un hasard qu’un mur du chai à barriques du domaine correspond à une parois du substrat en place; il veut montrer le substrat du terroir. La mission menée pour l’homologation de l’utilisation de l’aligoté dans Les Monts Luisants le démontre également (voir à la suite).

Une section du chai à barriques du domaine. Un mur de l’endroit est un clivage du substrat.
Volet I: Le parcours étonnant de Laurent Ponsot pour contrer une arnaque

Vous êtes nombreux à savoir que Laurent Ponsot a été concrètement impliqué dans le dénouement d’une gigantesque fraude de vins. Savez-vous cependant que l’affaire en question tenait à une fantastique arnaque, un véritable scénario de film, avec un héro. En voici le résumé:

L’affaire Rudy Kurniawan, les personnages
Personnage principal, l’arnaqueur: Rudy Kurniawan, un truand aux aptitudes exceptionnelles: manipulateur, baratineur, surdoué, ambitieux, ingénieux, pour ne pas dire un génie; aussi le plus grand faussaire de vins de tous les temps.
Personnage secondaire, le candide: Kyle Smith, gérant de la boutique californienne ‘Woodland Hills Wine Co’, fils du propriétaire de la boutique, candide copain du truand pendant plusieurs années, jusqu’à la fin, presque.
Personnage secondaire, le perspicace: Douglas Barzeley, avocat et grand amateur de vins, il côtoie puis détracte l’arnaque.
Personnage secondaire, le complaisant: John Kapon, commissaire-priseur.
Figurants: enquêteurs du FBI et experts.
Le héro: Laurent Ponsot, le Sherlock du récit, réel.

Le fil des événements
Au début de l’histoire, en 2000, Rudy Kurniawan a 24 ans. Originaire d’Asie, il est immigrant américain installé dans une résidence californienne avec sa prétendue mère. Il se dit rentier. Il recevrait annuellement une somme importante d’argent. Un mystère entoure sa réelle situation. Il serait en fait issu d’un milieu louche.
Kurniawan entre un jour chez le caviste californien Woodland Hills Wine et demande avec candeur à revendre une bouteille en sa possession. Il fréquente par la suite la boutique assidument, peut-être même quotidiennement. Kyle Smith, patron de l’endroit, et lui deviennent des copains. Kurniawan achète régulièrement et du bon (vin). Doué, autodidacte et ambitieux, il devient rapidement un fin connaisseur en vins. Présomptueux, il agit de manière fielleuse pour se voir reconnaitre en maître, en ‘super taster’.
C’est l’aube de l’intérêt pour les vins de Bourgogne au début des années 2000. II est intégré au cercle d’amateurs de vins bourguignons animé par Kyle, auquel participe l’expert de La Côte d’Or Paul Wasserman. Ce dernier est vite fasciné par Kurniawan; il lui consent une camaraderie et par ricochet il lui confère de la crédibilité et de la notoriété.
Kurniawan entreprend d’acheter par encan des vins prestigieux. Il devient omniprésent dans l’univers des vins cultes aux États-Unis. Il achète compulsivement. Une rencontre, décisive, a lieu en 2004 avec l’homme d’affaires et commissaire-priseur John Kapon, dirigeant de la société Acker-Merrall-Condit. Ils deviennent des potes.
Jusqu’en 2007, Kurniawan est la star d’orgies de vins chics, mythiques, organisées par de jeunes tribuns fortunés. Il parvient à la crête de la pyramide des prétendus connaisseurs en vins de New York, où il se rend régulièrement. Son ambition se mute en arrogance. Notons qu’il a développé la manie de toujours repartir à la fin des dégustations, coûte que coûte, avec les bouteilles vides!
Il les remplit à nouveau ces bouteilles car il a développé un ‘know-how’, une expertise en contrefaçon de vins. Son machiavélisme est gratifié d’aptitudes remarquables. Notamment, son odorat exceptionnel est l’atout principal de son art de l’assemblage, des mix de vins divers. Sa minutie et son ingéniosité lui permettent de développer une capacité redoutable en reproduction d’étiquettes, avec les papiers, les encres et plusieurs des particularités des étiquettes des vrais vins rares. Muni de son inventaire important de bouteilles vides, accumulées sur cinq ans, il est prêt et disposé à arnaquer.
En 2006, deux ventes par encan lui permettent de vendre un total de 12 000 bouteilles et de réaliser un produit de 35 millions $ US.
En avril 2008, le livret d’un encan de vieux vins annoncé par la société Acker-Merrall-Condit comprend d’autres bouteilles de ‘la cave’ de Kurniawan, dont des vieux millésimes ‘inédits’ du Domaine Ponsot, des Clos St-Denis des années 1950 et 1960, alors que le domaine produit cette cuvée que depuis 1982! Aussi des faux Bonnes Mares du Domaine Roumier sur des millésimes improbables, le domaine ne détenant pas, sur ces millésimes, de parcelles sur ce climat! Douglas Barzeley, un amateur et fin connaisseur de vins de Bourgogne, qui a lui également entretenu jusque là des liens avec Kurniawan, pressant une tricherie. Il prend l’initiative d’interroger Laurent Ponsot par courrier électronique pour valider, ou invalider, des informations. Ils conviennent du coup que l’encan prochain contient de faux vins. Laurent Ponsot informe directement le commissaire-priseur John Kapon de l’éventualité de la supercherie et il décide de se rendre sur le coup à New-York dans le but d’obtenir le retrait de l’encan des bouteilles identifiées au domaine Ponsot. Lui, Douglas Barzeley, Kurniawan et John Kapon se rencontrent dans le cadre d’un petit-déjeuner. Les attitudes suspectes manifestées par Kapon et Kurniawan persuadent Laurent Ponsot de la supercherie menée par Kurniawan et de la probable complaisance de l’autre.

Monsieur Ponsot dans son rôle ‘d’investigateur’! Nous avons jugé bon d’insérer cette illustration du truand par le journal Le Monde.

Laurent Ponsot a une personnalité forte, on le sait, on comprendra que son tempérament comprend aussi des trais supérieurs d’intrépidité et de perspicacité; des attributs ‘sherlockiens’. Il entreprend de mener sa propre investigation. Sur une période de près de deux ans, il accumule un à un des éléments de la supercherie lors de séjours, entre autres, en Asie; aussi en développant un savoir dans la conception de vieilles étiquettes. Qui plus est, il rencontre Kurniawan en Californie, dont il a appris en ‘cours d’enquête’ qu’il est épris de papiers antiques. Laurent Ponsot s’avoue lui-même être un peu « Don Quichotte sur la route des moulins à vent… Je cherchais. Je me suis promené un peu partout sur la planète pour suivre les liens, en Asie, en Europe, pendant deux ans. »
Le FBI conduit une enquête entre 2010 et 2012. Les premières données de l’enquête policière se recoupent avec celles accumulées par Laurent Ponsot. Ce dernier affirme qu’il « disposait (alors) de 80% d’éléments supplémentaires (à l’enquête) ». Les éléments sont mis en commun durant les deux années de l’investigation policière.
Le truand Kurniawan est arrêté en 2012. Il avait poursuivi son arnaque sous le nom de Antonio Castanos après que celui de Rudy Kurniawan fut inconvenant. Il nie tout. Laurent Ponsot « suggère (à la police) de ne pas le laisser partir sous caution, car il détient neuf passeports … » Kurniawan plaide non coupable et entraîne la tenue d’un procès. L’expert en vieux vins Michael Egan (www.michaelegan.com) est appelé à produire un rapport, qui s’avère étoffé et concluant; l’atelier/laboratoire-maison et les pratiques sont méthodiquement révélées. Kurniawan est déclaré faussaire et écope de dix de prison le 8 août 2014.
Kyle Smith aura consenti une amitié naïve à Kurniawan presque jusqu’à la fin.

Volet II: L’homologation récente (aussi étonnante) du cépage aligoté dans le Premier Cru ‘Monts Luisants’

D’une superficie de 11,32 ha, le climat Monts Luisants, logé au haut du versant de Morey-St-Denis dans le créneau altitudinal de 〈320 m-350 m〉, recouvre trois secteurs: village (2,19 ha) sur la partie la plus élevée, Premier Cru (5,39) en partie médiane et Grand Cru Clos de la Roche (3,74 ha).
Au haut de la partie en Premier Cru, le Clos des Monts Luisants est détenu en totalité par le domaine depuis la fin du 19e siècle et couvre environ 2,5 ha. Une portion d’environ un (1 ha) est plantée en aligoté; l’autre portion, cultivée en pinot noir, est génératrice de la ‘Cuvée des Alouettes’ du domaine.

Dans les climats de La Côte consacrés à la production de vins blancs, il est autorisé par décret de cultiver accessoirement des cépages autres que le chardonnay. Les cépages complémentaires alors autorisés, jusqu’à 15% généralement, sont entre autres le pinot blanc, le pinot gris et le pinot noir, mais pas l’aligoté, sauf sur un climat à Morey-St-Denis. Relativement à la production de vins blancs sur ce finage, déjà exceptionnelle en Côte de Nuits, le cahier des charges, le décret d’appellation, précise: ‘a)  issus des cépages chardonnay B et pinot blanc B; et b)  les vins blancs provenant de parcelles de vignes situées dans le climat ‘Monts Luisants’ sont issus des cépages aligoté B, chardonnay B et pinot blanc B’. Ainsi, de toute la Bourgogne, le seul usage potentiel et exclusif de l’aligoté sur des crus des niveaux communal, Premiers et Grands Crus, s’applique au Premier Cru ‘Les Monts Luisants’, et le domaine Ponsot réalise bel et bien un Premier Cru essentiellement d’aligoté!
La démarche d’homologation a été entreprise par Laurent Ponsot, de son initiative, autour de l’an 2000 et le droit à la plantation intégrale en aligoté fut confirmé par l’INAO en 2011. L’aligoté colonisait maintes parties hautes du long versant de La Côte avant la crise du phylloxéra. Le chardonnay l’a suppléé virtuellement partout lors de la replantation subséquente; cependant pas au Clos des Monts Luisants qui fut replanté par William Ponsot en aligoté. Ces ceps ont été maintenus et certains sont maintenant centenaires. C’est en vertu de cette antécédence que l’autorisation fut conférée par l’INAO.
De cette mission menée par Laurent Ponsot, Il faut retenir le respect de celui-ci pour les particularismes, les coutumes, et sa persévérance à l’égard de leur maintien. Pour lui, l’aligoté et le cru institutionnalisent conjointement le terroir du Clos des Monts Luisants; « Dans les années 82, j’ai fait des micro-vinifications comparatives sur les trois cépages: pinot blanc, chardonnay et aligoté et pour moi, c’est le dernier qui convient le mieux ici. » (Bourgogne Aujourd’hui, copie no 57) Sa conviction était profonde puisqu’il eut été pourtant aisé d’arracher les vieux aligotés et de les remplacer par le cépage de confort qu’est le chardonnay, comme tant et tant d’autres l’ont fait.

Photo tirée de ‘Climats de Bourgogne en images’. Les vieux ceps d’aligoté du Clos des Monts Luisant. L’altitude de l’endroit, ±330 m au dessus du niveau de la mer, confère une vue sur la plaine de la Saône dans le prolongement oriental de La Côte.

La dégustation de l’aligoté issu des Monts Luisants confirme définitivement le statut attribué de Premier Cru. Laurent Ponsot affirme que « le cépage aligoté est noble » et qu’il a été avili sur La Côte par son cantonnement sur des terroirs banals. Nous pensons plutôt que le terroir (dans son sens géologique et physiographique) des Monts Luisants est le vecteur fondamental de la beauté du vin et que le cépage lui est subsidiaire, d’autant que l’aligoté a la physiologie pour coloniser un climat logé à une altitude aussi élevée.

J.-F. Bazin (‘Le Vin de Bourgogne’) écrit ‘Il (aligoté) est au chardonnay ce que le gamay est au pinot.’ Jancis Robinson (‘Le Livre des Cépages’) écrit la même chose en mode plus universel: ‘L’aligoté est au chardonnay ce que le sylvaner est au riesling’.

Volet 3: L’élevage des vins du domaine Ponsot strictement en pièces de plusieurs vins

Il nous fallait avoir au moins un volet traitant de vins produits par Laurent Ponsot. Aussi nous avons choisi l’aspect de l’élevage, crucial dans la filière de production des vins nobles. La majorité, peut-être même la forte majorité, des producteurs renommés de La Côte réalisent l’élevage de leurs vins de Grands Crus et Premiers Crus dans des fûts de chêne, dont une proportion significative est à l’état neuf. À l’encontre de cette approche contemporaine, Laurent Ponsot a toujours employé strictement des fûts ‘de plusieurs vins’ pour élever ses vins, tous ses vins; les fûts de chêne étant acheté auprès de producteurs connus pour la fiabilité de la qualité initiale des pièces et de leur usage et entretien impeccables: « Au domaine nous produisons des vins en dehors de la mode. Ce ne sont pas des boissons à base de chêne. »
Laurent Ponsot souligne que les pièces neuves étaient autrefois dépouillées de leur substance aromatique et rendues plus étanches à l’échange d’air avant leur usage. Voici ce que relatait la RVF (novembre 2010) d’une entrevue avec Laurent Ponsot: « Par tradition en Bourgogne, on utilisait le fût jusqu’à usure complète. On les déboisait en y mettant du gros sel pour ôter le goût du bois. Le fût usagé offre une porosité moindre et, en prenant moins l’air, s’oxyde plus lentement. Si le vin respire trop vite, il s’essouffle en meurt rapidement… Pour moi le Bourgogne est un vin pâle, complexe. Quant au tannin du bois, il n’est pas original. On s’en est passé durant 2000 ans, pourquoi en aurait-on besoin aujourd’hui? » La pratique de l’usage de fûts ‘de plusieurs vins’ de Laurent Ponsot semble ainsi comporter un aspect irréductible. Il a déjà dit: « Il arrive parfois que nos vins soient inaccessibles pendant un certain temps et qu’ils ne se révèlent qu’après une longue et ingrate adolescence ... »
Laurent Ponsot indique donc que le vieillissement de ses vins est une condition à leur consommation. Qu’il est nécessaire de les garder en cave au moins une dizaine d’années (et nettement davantage sur les grands millésimes à notre avis). Sont-ils nombreux les œnophiles à avoir la capacité de garder leurs grands Bourgognes et tout autant, voire davantage, la persévérance avec ceux-ci?! Nous le redisons: Laurent Ponsot est un irréductible.

Le terme ‘pièce’ est typiquement bourguignon. Localement, il désigne les fûts de capacité de 228 litres, propre à cette région, incluant le Chablisien.

Une personnalité se démarque en s’illustrant; un personnage se démarque en se caricaturant.
Alors, Laurent Ponsot, personnalité ou personnage? Les deux à la foi, dirons-nous.